Critique: L'Invasion Des Profanateurs De Sépultures

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Miles Bennell raconte son histoire incroyable à des médecins d’un hôpital psychiatrique qui le croient fou. A Santa Maria, petite ville à côté de San Francisco, Miles Bennell , médecin généraliste, reçoit et rencontre des patients persuadés que leurs parents ont perdu leur âme et leur identité. Une amie de Miles, Becky , dont il se rapproche, affirme que son oncle n’émet plus d’émotions. Lors d’un dîner avec Becky, Miles reçoit un appel d’urgence de son ami Jack. Chez ce dernier, Miles découvre un corps mort, ressemblant étrangement à Jack mais sans d’empreintes digitales, sur la table de billard. Le soir même, la femme de Jack, Théodora, assure qu’elle a vu le corps bougé ainsi que ses yeux. Effrayé Miles entre par effraction dans la cave de Becky, qu’il venait de raccompagner, où il découvre le même corps que Becky. Il monte dans la chambre de cette dernière pour la réveiller mais n’y arrivant pas, il l’emporte alors endormie loin du danger du sous-sol. Il revient avec la police mais le corps a bien sûr disparu, tout comme celui que Jack et Théodora avaient trouvé.  L’inspecteur les persuade qu’ils ont été victimes d’une hallucination collective. Et comme ils ne demandent qu’à le croire, et que la plupart des patients de Miles disent le lendemain aller beaucoup mieux, ils essayent d’oublier tout ça en se réunissant quelques jours plus tard autour d’un barbecue. La détente est de courte durée ...


Film de science fiction devenu culte, l’Invasion Des Profanateurs De Sépultures, proche de la série B, tient sa force de son intensité et de son originalité.

Comme le film est produit avec peu de moyens, la distribution est, donc, constituée d’acteurs peu connus mais qui se montrent très crédibles ce qui augmentent le côté réaliste du film et donc la puissance du film. On arrive très bien à s’identifier aux personnages grâce à ces interprétations.

La réalisation est confiée à Don Siegel, futur mentor de Clint Eastwood,  qui tenait absolument à réaliser ce film. Il choisi déjà une durée assez courte, pour enchaîner les scènes et ne pas créer des temps morts. Il impose une atmosphère angoissante et pesante. Plusieurs scènes sont d’une réalisation remarquable, surtout celle ,où Becky et Miles montent des escaliers menant à une plateforme, filmée en travelling-plongé avec en arrière plan  les  « body snatchers » qui pourchassent les deux protagonistes. Cette scène, est selon moi, celle qui montre le mieux cette intensité perçue durant tout le film. Pour montrer l’émotion des personnages, Siegel utilise de gros plans sur les visages souvent en sueur, notamment dans la scène de la serre où l’intensité, qui va crescendo durant tout le film, est à son paroxysme. L’autre point important est que le sort des personnages est perdu d’avance d’où la fin assez ambigüe mais assez optimiste.

Le scénario est tiré d'un roman de science-fiction américain de Jack Finney paru en 1955 , intitulé L'invasion Des Profanateurs. J’ai été assez marqué par la présentation des angoisses durant la guerre froide et du maccarthysme.


Grâce à une interprétation réaliste, une réalisation  intense et un scénario profond, le film est vraiment agréable à voir et garde un impact 50 ans après sa sortie. 3.5/4



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